Ces hormones qui accompagnent notre histoire d’amour

1 août 2019
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Ces hormones qui activent nos réflexes de survie chaque jour auraient-elles un lien avec l’amour ? Qu’est-ce qui nous pousse à rechercher un.e partenaire de vie ? Comment se crée le lien amoureux ? Pourquoi avons-nous envie de rester ensemble, et peur de se perdre ? Quatre hormones sont principalement aux commandes.

Ces hormones qui chaperonnent notre histoire d’amour, plus connues sous le nom d’hormones du bonheur, sont là, avant tout, pour assurer notre survie. C’est pour cette raison aussi, qu’elles orchestrent véritablement notre vie de tous les jours. Notre cerveau nous motive à vivre des situations favorisant la libération des hormones du bonheur, et à freiner les hormones du stress.

Nos neurotransmetteurs nous orientent en permanence vers ce qui est bon pour nous. Ces hormones du bonheur proviennent de nos ancêtres, et ont évolué, afin d’assurer au fil du temps, la survie de l’espèce. C’est ce qu’explique Loretta Graziano Breuning, fondatrice du Inner Mammal Institute, qui s’intéresse aux hormones du cerveau des mammifères. A travers son ouvrage « Vos hormones du bonheur en lumière », elle décrit le rôle primordial de ces quatre molécules dans nos comportements quotidiens.

La recherche de l’autre

Lorsque nous sommes seul.e, nous ressentons plus ou moins l’envie de partager des moments avec les autres. Amis, famille, ou amoureux.se, nous apportent ce sentiment de diversité, de joie, d’enrichissement, de solidarité, de partage, d’échange, qui nous motivent, favorisent notre développement,  et nous permettent de nous accomplir.

Cette hormone qui nous pousse à aller vers les autres et en particulier à rechercher notre partenaire de vie est appelée « dopamine ». Sécrétée par le système limbique situé au sein du cortex, elle est directement impliquée dans le circuit de récompense et produit un état de joie dès que l’on a trouvé ce que l’on cherche. C’est l’immense plaisir que l’on ressent par exemple lorsque l’on vient de rencontrer une personne qui nous plaît tout particulièrement. Le regard s’illumine, le sourire reste accroché aux lèvres, on se sent transporté.e, léger.ère, heureux.se, un influx de dopamine vient de remplir notre corps.

La zone de confort

Nous avons chacun.e une expérience de la vie qui nous est propre. Notre système de survie est façonné par cette expérience. Ainsi, dans notre cerveau, nos voies neuronales sont tracées en fonction de ce vécu unique. C’est ce système de voies neuronales qui nous oriente vers ce que l’on aime et nous fait fuir ce que l’on déteste.

Or, précise Loretta Graziano Breuning, nous aimons des choses qui ne sont pas toujours positives pour nous, et nous en fuyons d’autres qui le seraient davantage. C’est ce qui explique notamment nos échecs amoureux répétitifs.

Pourquoi ? Parce que le cerveau stocke des expériences. Il construit des voies qu’il va réutiliser, même si elles ne sont plus adaptées à notre nouveau style de vie. Il est alors important de prendre du recul face à ce mode de fonctionnement, si l’on souhaite pouvoir évoluer positivement. En réalisant, avec motivation et persévérance, un travail sur soi, il est possible de résister à ce mécanisme. Vivre de nouvelles expériences amoureuses, très différentes des précédentes, permettent d’apprendre de nouvelles manières de se sentir bien.


Ces quatre hormones aident notre cerveau dans sa quête du bonheur. Elles stimulent notre sensation de bien-être au quotidien.

Parmi ces hormones du bonheur qui accompagnent notre histoire d’amour, il y a évidemment l’ocytocine. Stimulée par le toucher et la confiance en l’autre, elle participe à l’attachement. De nombreuses situations activent cette hormone : la camaraderie, prendre soin de quelqu’un, se sentir soutenu, se tenir la main, l’orgasme, mais également l’accouchement qui génère une forte poussée d’ocytocine pour la mère et l’enfant.

L’éveil de la confiance

En couple, caresses, respect, mots doux, reconnaissance… plus ces situations sont répétées dans le temps, plus le sillon de la confiance et du lien amoureux se creuse profondément.

« Se tenir la main ne libère peut-être qu’une petite dose d’ocytocine, mais lorsque cette action se répète dans le temps, comme c’est le cas chez un couple de personnes âgées par exemple, elle établit un circuit qui éveille une confiance en l’autre. Le sexe libère, quant à lui, beaucoup d’ocytocine d’un coup, permettant aux protagonistes de s’accorder une grande confiance l’un à l’autre pendant une courte période. » précise Loretta Graziano Breuning.

Se sentir reconnu.e

La troisième hormone qui joue un rôle important dans notre histoire d’amour, c’est la sérotonine.

Egalement sécrétée par le système limbique, elle s’active lorsque l’on se sent reconnu par l’autre. C’est le plaisir et la fierté d’être apprécié.e, respecté.e, approuvé.e dans notre existence, nos pensées et nos actions. Inutile de préciser à quel point cela compte dans notre système de survie. Ne pas être reconnu.e par notre partenaire conduit à des frustrations, des attitudes de repliement sur soi, d’isolement, de baisse d’estime de soi, sabote notre confiance interne, et risque de nous plonger dans la dépression. La reconnaissance de soi par autrui garantit la légitimité de notre existence. Cette attitude est donc essentielle entre les deux partenaires pour que chacun.e se sente à sa place dans le couple.

Apaiser la douleur

La quatrième hormone qui accompagne notre histoire d’amour, c’est l’endorphine. La spécificité de cette molécule est d’apaiser la sensation de douleur. Elle nous motive à oublier ce qui fait mal, pour nous aider à sortir de cette mauvaise passe. Sa fonction est d’accroître le bien-être.

Sécrétée en cas de stress notamment, son rôle est de soulager cet état désagréable en produisant une sensation de quiétude. Elle a donc un effet relaxant et anxiolytique. Que faire pour en sécréter quand ça va mal dans notre relation ? L’exercice physique, mais également une crise de fou rire, ou même pleurer, permettent de libérer une bonne dose d’endorphine.

Remplir notre réservoir de bonheur

Ces quatre hormones aident notre cerveau dans sa quête du bonheur. Elles stimulent notre sensation d’aisance et de sérénité au quotidien. Nous l’avons bien compris, plus nous pensons et agissons positivement, plus nous savons nous offrir de la tendresse, du respect, de la considération, de la compréhension, de la confiance mutuelle, et plus l’amour s’amplifie et perdure entre les deux partenaires.

C’est la récompense naturelle et ancestrale que nos hormones ont appris à dédier aux efforts de survie et de bien-être que nous fournissons dans notre vie de tous les jours. Avoir conscience de ce fonctionnement est un précieux atout pour nous aider à construire notre histoire d’amour. Mais attention, les hormones du bonheur ont une durée limitée, et il convient donc de les réactiver régulièrement. Prévoir alors, mots doux, caresses, tendresse, massages, bienveillance, dialogues tranquilles, sensualité douce, découvertes à deux etc. Toutes ces bonnes choses qui entretiennent quotidiennement le stock de bonheur dans notre relation amoureuse !

Pensons à faire le plein d’hormones du bonheur pour notre histoire d’amour

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