Etre bien en soi, c’est accepter de s’aimer

1 mars 2017
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Être bien en soi. Tout un programme qui passe d’abord par la case estime de soi. Comment être bien dans son corps et dans sa tête si l’on ne s’aime pas ? Être soi-même, respecter ce que l’on est profondément, sans exigences suprêmes… pas toujours simple à réaliser. La faute à qui ? La faute à la perfection et à une certaine pression sociale.

Être bien en soi, c’est d’abord  prendre conscience. Se rendre compte des pressions que l’on accepte, des exigences que l’on s’inflige. C’est regarder avec bienveillance notre être faillible, imparfait, et renoncer à la perfection. C’est accepter de renouer avec soi-même, pour s’aimer et savoir aimer. Car l’amour commence par l’acceptation d’être soi-même aimable. Être bien, c’est se sentir soi, c’est sonner juste, être en phase, être centré, être dans son axe. Être bien, c’est oser être soi-même. C’est aussi, d’une certaine manière, accepter de nager à coutre courant. Car, dans une société qui cultive la réussite et la performance, il est bien difficile de se regarder avec douceur et indulgence. L’estime de soi qui s’est construite, bonne ou mauvaise, selon la relation que nous avions avec nos parents se poursuit dans la société. Pour la plupart, les complexes naissent de là.

 

Quand nous sommes notre bourreau permanent

Très tôt, on est influencé par les canons de notre culture occidentale. On est souvent bourré de complexes parce qu’on subit les modèles extérieurs et sur médiatisés qui s’imposent massivement à notre regard et nous renvoient à nous-mêmes. C’est ce top modèle aux lignes presque irréelles ou ce beau mec aux courbes bien musclées. Les deux ont de l’argent bien sûr, et pour ne rien gâcher, ils sont intelligents. C’est lorsqu’on commence à se comparer que tout se complique. On voudrait ressembler au modèle, cet être idéal, mais on ne lui ressemble pas et on se déteste de ne pouvoir lui ressembler. Nous aimerions voir dans le miroir quelqu’un d’autre que nous-mêmes. C’est pour ça que l’on n’est pas bien.  Comparé à cet autre parfait,  ce nous, que l’on côtoie chaque jour,  ne vaut rien. Alors, nous le méprisons, le maltraitons et le malmenons. Il faut bien se l’avouer, nous ne nous aimons pas.  Dans la plus parfaite rigueur et désaffection, nous  sommes notre bourreau permanent. Nous sommes à l’écoute de ce petit harceleur qui nous rappelle, chaque jour, ce que nous ne sommes pas et ce que nous n’avons pas.

 

Nous nous ne sommes pas si mal que ça… finalement.

 

C’est en prenant conscience du petit harceleur qui est en nous, que nous pouvons nous libérer de cette pression constante. Se défaire de l’emprise des autres, c’est accepter de se regarder avec son propre regard.

Notre corps ne correspond pas aux canons esthétiques, est-ce vraiment grave ? Notre partenaire nous aime et nous trouve belle (beau), c’est l’essentiel !

Notre visage a des défauts, un nez trop long, une bouche trop large à notre goût, trop de creux, trop de rides ? Oubliez les êtres parfaits exposés en couverture de magazine, les photos sont toutes retouchées.

Nous n’avons pas les qualités intellectuelles de telles personnes et les connaissances de tel autre ? Peu importe, nous en avons d’autres.

Sachez que personne n’est parfait. Pour le vérifier, faites le test en demandant à vos amis ce qu’ils aimeraient corriger en eux. Tous auront au moins une chose à se reprocher.

 

Je fais des grimaces au petit harceleur qui est en moi

Prenons un vrai moment pour nous et faisons le point : Quelles sont mes qualités ? Qu’est-ce que les autres aiment en moi ? Établissons une liste et acceptons l’idée que nous ne sommes pas si mal que ça… finalement.

C’est le moment de réagir. On décide de ne plus faire un zoom quotidien sur nos défauts et de considérer nos qualités. On décide de prendre soin de soi, parce qu’on le mérite. On écrit sur un post-it une pensée qui va nous aider et on le colle sur notre miroir.

Par exemple : « L’estime de soi dépend de la façon dont on prend soin de soi. » Julia Cameron et Mark Bryan, ou « Vous, comme toute chose dans cet univers, méritez aussi l’amour et l’affection. » Bouddha.

On se réserve des instants de bien-être : hammam, massage, méditation. On renoue avec une passion. On pratique le sport ou l’activité physique qu’on n’a jamais osé faire. On prend rendez-vous chez l’esthéticienne, le coiffeur. C’est comme une renaissance. On goûte le bonheur d’être simplement soi, en toute honnêteté et authenticité. On ne se compare plus, on se reconnaît comme une personne unique, digne d’être aimée.

 

Quand on n’y arrive pas tout seul

On commence à affirmer ce que l’on est et à défendre qui on est. On commence à s’aimer. Ce travail n’est pas toujours facile à réaliser seul(e). Une aide est parfois nécessaire et il ne faut pas la négliger. Lorsqu’on est vraiment mal et en manque d’estime de soi, une thérapie ou une technique de développement personnel nous aide à agir contre notre petit harceleur. Cela permet notamment de débloquer des difficultés relationnelles dans notre couple et de savoir mieux aimer. Parce que savoir aimer commence par s’aimer soi-même.

 

Petit plus…♥♥

L’être parfait est inatteignable, d’ailleurs, serait-il souhaitable qu’il le soit ? Vivons dans l’idée que nous sommes un être qui a des qualités et des défauts. Voyons ce que nous avons envie de développer et d’améliorer en nous pour renforcer notre estime personnelle. Rappelons-nous qu’être bien en soi est une évidence pour cultiver l’amour.

 

 

N’oubliez pas de vous complimenter mutuellement dans votre couple les amoureux, c’est bon pour l’estime de soi !

 

 

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