Le blues d’automne, c’est quoi ?

22 septembre 2019
, 0 Comments

Le blues d’automne peut arriver à chacun.e d’entre nous. Qu’on se rassure, c’est tout à fait normal ! Pourtant, même s’il ne dure que peu de temps, il peut gâcher certains moments de nos journées. Voyons comment éviter qu’il nous tombe dessus, comme une bogue de châtaigne sous un châtaigner…

Le blues d’automne… Peut-être en subissez-vous les effets en ce moment même, sans vous en apercevoir ? Il est là, s’immisce dans les instants de votre vie, qui tout à coup s’assombrit. Sans savoir pourquoi, les choses qui, habituellement vous réjouissaient, perdent de leur saveur et de leur intérêt. Et, pour ne rien arranger, vous ressentez une grosse fatigue qui plombe toute votre énergie. Pourtant, rien de particulier dans votre vie, tout va bien… mis à part cette brutale chute de moral  qui vous accapare.

Que se passe t-il ? Nous sommes nombreux à traverser cette sorte de passage à vide. Pas d’inquiétude inutile ! Cela est dû, en l’occurrence, au changement de saison.

Balade dans l’univers

La terre tourne sur elle-même en 24 heures, et autour du soleil en 365 jours. Imaginons cette balade de notre planète, autour du soleil, pendant un an… C’est ce voyage perpétuel effectué par la terre, sur un axe de rotation inclinée de 23,5°, qui explique le phénomène des saisons. Sa position par rapport au soleil nous expose plus au moins à son rayonnement, donc à sa chaleur et à sa lumière.

Et pendant ce temps-là, sur la terre…

Nous venons de quitter l’été et entrons dans l’automne. Au fur et à mesure que notre astre tourne dans l’univers, nos corps, embarqués dans ce mouvement, doivent s’adapter. Un exercice de synchronisation avec la nature, pas toujours facile à réaliser, semblerait-il. Le métabolisme doit en effet s’ajuster et se préparer à hiberner.

Alors qu’il fonctionnait à plein régime aux beaux jours, il va devoir rééquilibrer son dosage hormonal. La sérotonine, neurotransmetteur stimulant pour l’organisme, va laisser plus de place à la mélatonine, hormone du sommeil, qui ralentit le fonctionnement du métabolisme. Serait-ce pour cela que nous ressentons de la  fatigue et une petite baisse de moral  à l’approche de l’automne ?


Nous sommes des êtres vivants et nous évoluons avec le cycle de notre environnement naturel.

Les jours qui raccourcissent, le changement de température et de la lumière, l’adaptation hormonale, ont effectivement une influence sur notre état général. Pour autant, si beaucoup d’entre nous ressentent fatigue et (ou) blues, à l’arrivée de l’automne, on ne parvient pas toujours à en identifier les causes. C’est comme si le rythme de vie social s’était substitué à notre rythme de vie naturel, auquel nous serions devenus sourds et hermétiques.

Nous sommes des êtres vivants et nous évoluons avec le cycle de notre environnement naturel. Un rappel qui remet les pendules à l’heure, car avant d’être une être social, nous sommes un être biologique. En prendre conscience nous permet de revenir à notre réalité naturelle. C’est l’occasion de mettre des mots sur un désarroi passager qu’on ne s’explique pas. Lorsque l’on parvient à identifier un malaise ponctuel, cela retire de l’inquiétude en nous, et contribue à réduire notre sentiment de détresse.

Nous sommes alors capables de mieux comprendre nos éventuels changements d’humeur, les causes de certaines émotions, ou d’une baisse de moral passagère…

Le blues d’automne : ses effets sur notre couple

Cette meilleure connaissance du Soi, en interaction avec son environnement naturel, favorise une meilleure harmonisation avec notre être vivant, mais également avec les autres, et en particulier avec notre partenaire.

Car une baisse de moral influence inévitablement notre rapport à l’autre : Fatigué.e, plus irritable, et plus vulnérable, nous voyons davantage le côté sombre des choses. Nous accordons peut-être plus d’importance à certaines situations que nous interprétons d’une manière négative. De ce fait, nous pouvons avoir tendance à ne pas reconnaître la face joyeuse et positive de notre vie avec notre partenaire. A l’image de la sève qui descend dans les racines de l’arbre, nous sommes comme aspirés par le bas.

Les symptômes du trouble affectif saisonnier

En général, le blues d’automne ne dure que quelques jours. Si toutefois il persiste, il est souhaitable de consulter un médecin. De nos jours, environ 6% de la population est concernée par le trouble affectif saisonnier (TAS). Cette forme de dépression qui touche plus les femmes que les hommes provoque un ensemble de symptômes tels que : asthénie, sentiment de désespoir, irritabilité, tristesse, anxiété, anhédonie, baisse de libido, etc.

Que faire pour remettre de l’énergie positive dans notre vie, et éloigner le blues d’automne ?

Accepter de se reposer

Si naturellement nous ressentons une fatigue, il faut tout naturellement y répondre en acceptant de se reposer. Faire une sieste, s’accorder une pause, sans pour autant culpabiliser, est le meilleur lâcher prise, permettant de se revitaliser et de renouveler notre énergie positive. Ecouter notre corps, respecter son rythme, c’est le reconnaître et l’aimer. C’est très certainement aussi le meilleur moyen pour qu’il se maintienne en bonne santé physique et mental.  

Prendre l’air

Il ne fait pas chaud, peut-être même va-t-il pleuvoir… Nous avons toutes et tous l’art et la manière de trouver les bonnes excuses qui justifient notre manque d’envie de sortir. Pourtant, notre corps a besoin d’air, de marche et de contact avec la nature pour trouver un équilibre et s’harmoniser avec le changement de saison.

Alors, on n’hésite pas, on enfile ce qu’il faut pour se protéger du froid ou de la pluie, et on part à la rencontre de la nature : promenade en forêt ou au bord de l’eau. On respire, on observe, on marche, en profitant pleinement du moment présent.

Prendre soin de soi

Le massage est un moment extraordinaire pour se détendre et se réchauffer. Il peut se pratiquer seul ou à deux. Avec sa.son partenaire, c’est à la fois un partage de sensualité et d’apaisement. Il renforce le sentiment de sécurité, de bien-être, et développe une intimité profonde au sein du couple.

Pourquoi ensuite ne pas prolonger ce temps de partage avec notre partenaire, en buvant une infusion relaxante devant un feu de cheminée, ou bien encore, sur la terrasse, si le temps le permet ?

Il est des moments comme ceux-là, où le blues d’automne s’inverse en après-midi cocoone. Et c’est tant mieux ! On découvre ainsi qu’avec plus de conscience, d’observation, d’écoute, et de respect de notre corps, on améliore aussi notre vie à deux.

Se poser, s’apaiser, harmoniser le corps avec la nature

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas publiée.