Éjaculation prématurée, on en parle.

29 novembre 2016
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Éjaculation prématurée… Un homme sur trois est concerné. Si ce n’est ni une honte ni une fatalité, de nos jours, c’est encore largement passé sous silence. Dans les couples, hommes et femmes en souffrent chacun de leur côté. Le plus souvent, plutôt que d’oser aborder le sujet, ils s’enferment dans un silence lourd et dévastateur.

Éjaculation précoce ou prématurée ? Les sexologues préfèrent dire éjaculation prématurée. Le terme change mais la réalité reste. Les hommes qui en souffrent ont toujours autant de mal à en parler. Il faut dire que, dans notre société de performance sexuelle, les hommes ont une image à défendre. L’homme doit être capable de maîtriser son excitation et sa jouissance. Éjaculer en quelques secondes en début de pénétration est une remise en cause de sa virilité. Phénomène aggravant, l’homme, d’une manière générale, ne s’épanche pas sur ses fragilités et ses faiblesses. Là encore, il a son image à défendre. Seulement 8% des hommes acceptent d’aborder ce sujet délicat. Pourtant, il suffit d’en parler pour trouver des solutions. Et faire ce premier pas éviterait bien des souffrances. Alors, voyons de quoi il s’agit vraiment et parlons-en, tout simplement. Une sexualité plus sereine et plus épanouie avec votre partenaire est à la clef. Ça vaut le coup, non ?

D’abord, rassurez-vous, l’éjaculation prématurée n’est pas une fatalité. Il y a des solutions. Dans un premier temps, vérifiez si votre problème est bien d’être un éjaculateur précoce. Pour cela informez-vous.

 

Éjaculation prématurée : définition

L’éjaculation prématurée est un phénomène physiologique et psychologique. D’un point de vue strictement physiologique, dans le cadre de la reproduction,  l’homme est programmé pour éjaculer  au bout de 17 secondes. Mais, la sexualité a évolué pour devenir un plaisir. Afin de  prolonger le plaisir, l’homme va chercher à retarder l’éjaculation. La durée moyenne d’une éjaculation est fixée à 8 minutes.

On parle d’éjaculation prématurée lorsque l’homme ne peut pas contrôler son excitation. L’ éjaculation est alors trop rapide, elle peut survenir dès les premiers mouvements ou quelques secondes seulement après la pénétration.

Ce phénomène est qualifié de primaire lorsqu’il a toujours était présent dans la sexualité d’un homme. Il est secondaire lorsqu’il apparaît au cours de la vie après une sexualité sans problème.

 

Les causes :

Il peut y avoir des causes physiques, mais ce trouble est  majoritairement lié à des causes psychologiques.

Causes physiques :

  • Inflammation de l’urètre, le canal qui permet l’écoulement de l’urine et, chez l’homme, le passage du sperme.
  • Difficulté à découvrir le gland (phimosis).
  • Prépuce trop court qui serait à l’origine d’une stimulation trop rapide.

Causes psychologiques : plusieurs variables

  • Peur de la femme
  • Peur d’être englouti dans le sexe de la femme
  • Difficulté à la pénétration
  • Peur de l’échec
  • Peur de décevoir
  • Recherche de performance
  • Trop grande pression face à une partenaire très excitée
  • Rapports sexuels peu fréquents
  • Conflits relationnels avec sa partenaire
  • Forte tension émotionnelle
  • Angoisse
  • Fatigue

 

A ne pas faire

La fuite dans le silence. En ne se sentant pas à la hauteur, l’homme éprouve un fort sentiment de honte. Il culpabilise aussi de ne pouvoir donner plus de plaisir à sa partenaire. Il a le moral à zéro, sa sexualité semble sans issue. Il part perdant d’avance et n’en parle à personne.

La femme s’interroge sur elle-même : Suis-je assez désirable ? Ais-je fait quelque chose de mal ? Pour éviter le conflit ou ne pas l’humilier, elle préfère se taire et ne pas aborder le sujet avec son partenaire.

Chacun souffre de son côté. La sexualité est en berne. Les relations s’espacent. Les rancœurs s’accumulent. Les représailles se multiplient. Le déni s’amplifie, la frustration et l’insatisfaction deviennent insupportables. Exaspérés et désespérés, c’est la rupture.

 

Les solutions existent.

Avant tout, l’homme ne doit pas se replier dans la honte et le silence. Il existe des solutions. Parfois, le fait d’en parler simplement avec sa partenaire peut contribuer à débloquer la situation.

Avant tout, il faut renouer le dialogue dans le couple. Ensuite, si le lien est suffisamment tissé et la confiance suffisamment restaurée, vous pouvez essayer des solutions à deux. Il en existe quelques unes, plus ou moins viables. Le rôle de la femme est très important. Selon son attitude, en restant à son écoute et en s’adaptant à son partenaire, elle l’aidera à retrouver confiance en lui et à se détendre.

Ensuite, l’homme doit apprendre à gérer et à contrôler la montée de son excitation et non de son éjaculation qui de toute façon est incontrôlable.

 

Du Self-control au traitement

♥ Le « stop and go »: l’homme reste concentré sur ses sensations pour avertir la femme du moment où son excitation est telle qu’elle doit arrêter de bouger avant de reprendre.

♥ Le « Squeeze » : l’homme exerce un pression forte à la base du gland quand il sent l’éjaculation arriver.

Si ces méthodes ne fonctionnent pas, n’hésitez pas à vous rendre tous les deux chez un sexologue. C’est le professionnel le plus apte à traiter ce trouble. Le sexologue s’intéresse à l’intimité du couple : le relationnel au sein du couple est un élément essentiel. Il prend en compte l’ attitude de la partenaire, et comment chacun vit la chose au sein du couple.

Il peut proposer une psychothérapie du patient et du couple ou prescrire un traitement médical.

 

 

 

 

 

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