Le désir sexuel, une énergie vitale très honorable

10 février 2017
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Et si le désir sexuel était un art de vivre, plus précisément un art de cultiver et d’honorer  cette énergie vitale ? En Chine, depuis l’antiquité, on enseigne  le « savoir-faire au lit », des leçons tirées du livre de Pang Ze « Sou Nu Jing ». Cet enseignement, repris dans la chine antique par les maîtres taoïstes, apprend l’art de pratiquer la maîtrise sexuelle. Une maîtrise qui apporte à la fois santé et réalisation spirituelle.

Le désir sexuel pourrait-il être un art de vie ? C’est à la Chine que nous devons les premiers livres sur la sexualité. Dans la tradition chinoise, la culture de la stimulation de l’énergie vitale par l’acte sexuel est relayée de génération en génération depuis l’antiquité. Interrompue par la révolution culturelle de Mao Tse Tong, elle réapparaît progressivement.

La principale leçon consiste à retarder l’orgasme en le remplaçant par un état d’attente. Il s’agit de différer la jouissance, de la mettre en suspens. Pang Ze enseigne l’économie de l’éjaculation pour faire remonter cette énergie vitale dans la tête. Il parle de faire « remonter le sperme pour nourrir le cerveau ».

Selon les taoïstes, l’amour, le sentiment amoureux, active le cœur, deuxième centre énergétique. Il atteint sa dimension spirituelle lorsqu’il est activé au sommet de la tête, troisième centre énergétique. En pratiquant la suspension de l’orgasme, l’énergie du désir sexuel, se déploie et se répand à travers tout notre corps. Le plaisir nous inonde entièrement. Cette diffusion énergétique nous plonge dans un état d’extase.

 

La suspension de l’orgasme renforce la complicité de l’acte sexuel et nous invite à découvrir une autre façon de s’unir.

 

La recherche de la suspension du relâchement orgasmique s’inscrit dans une démarche d’épanouissement et non dans un souci de performance. Pour l’homme, il permet notamment d’éprouver une érotisation globale de son corps qui ne se limite plus essentiellement à son sexe. Cette pratique est particulièrement bénéfique aux hommes de plus de 40 ans . Ellel stimule le désir sexuel et l’aide à  prévenir les effets de l’andropause.

Pour le femme, cette pratique lui procure une sensation de grande plénitude. Elle profite elle aussi d’un plaisir qui se répand dans la totalité de son corps.

Partager à deux cette suspension renforce la complicité de l’acte sexuel et fait découvrir une autre façon de s’unir sexuellement. Elle initie une nouvelle exploration de notre corps, génère une conscience étendue du plaisir. Elle cultive et approfondit l’éveil du désir.

Cet enseignement nous révèle une autre façon de vivre l’amour et la sexualité. Alors qu’il fut longtemps refoulé voire diabolisé par notre culture judéo-chrétienne, le désir sexuel est au contraire honoré voire sacralisé par la culture taoïste.

 

Petit plus♥♥

L’art de repousser l’éjaculation peut se travailler. En musclant quotidiennement son périnée  notamment, l’homme augmente la qualité de ses érections et exerce un meilleur contrôle de l’éjaculation . Pour compléter les exercices du périnée, on peut pratiquer un art taoïste millénaire le Qi Gong ( se dit Chi Kong). Cette pratique favorise la maîtrise du périnée, de la respiration, de l’attention et de la perception du corps. Elle renforce le tonus sexuel à tous les âges de l’homme et de la femme.

Belle suspension les amoureux !

2 reflexions sur : “Le désir sexuel, une énergie vitale très honorable”

  • Comme ils étaient avancés dans la compréhension du plaisir sexuel ! Quand je vois comment la sexualité se vit aujourd’hui en occident, j’ai l’impression qu’on est complètement arriérés

    • En effet Mistigriffe. Nous avons encore beaucoup de progrès à faire dans notre conscience et notre réflexion sur la sexualité.

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