Orgasme féminin, les françaises dernières de la classe

22 septembre 2016
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L’orgasme féminin a fait l’objet d’une enquête d’opinion réalisée auprès de 8.000 femmes en Europe et en Amérique du nord. Ce sont les françaises qui remportent le bonnet d’âne et les Néerlandaises le prix d’excellence.  49% des françaises ont du mal à jouir contre seulement 28%  chez  les Néerlandaises. Mais en bonnes cancres qui se respectent, on s’en fiche, parce qu’en fait, ce qui compte, c’est la qualité de relation et pas la performance !

L’orgasme féminin en France est épinglé comme le plus mauvais élève de la classe. C’est ce que révèle  une étude publiée par l’Ifop* en 2015. Les françaises sont  49% à  éprouver des difficultés pour atteindre l’orgasme. C’est le plus fort pourcentage comparé aux femmes d’autres pays : Canada 46%, Italie 46%, Etats-Unis 44%, Allemagne 42%, Royaume-Uni 41%, Espagne 40% et les lauriers sont pour les Pays-Bas 28%.

En terme de fréquence, c’est la même chose ou presque, les françaises sont avant-dernière du classement. Voyez plutôt :

Orgasme féminin, étude Ifop

Pour couronner le tout, l’étude nous révèle que  la française est la plus simulatrice. 31% des femmes françaises déclarent  simuler l’orgasme  « assez régulièrement » contre tous les autres pays étudiés : 25% pour les Britanniques, 24% pour les Allemandes ,et devinez qui remporte la meilleure note ? Les Néerlandaises bien sûr ! Décidément l’orgasme féminin n’est pas à l’honneur en France. Comment pourrait-on expliquer ça ? L’institut Ifop donne deux explications :

La première cause serait liée aux conditions de vie des femmes françaises. En France, les femmes sont actives professionnellement, le plus souvent célibataires et consomment des médicaments. Tous ces facteurs conjugués ne favorisent pas le développement de l’orgasme.

La deuxième cause serait liée aux positions sexuelles. Les pratiques sexuelles les plus courantes en France ne sont pas orientées vers la stimulation clitoridienne. Les Françaises préfèrent , plus qu’ailleurs, la pénétration vaginale. 82% des Françaises la pratiquent  « souvent » contre 74% en Allemagne et en Espagne, 70% au Royaume-Uni.  Mais, si la Française préfère la pénétration,  ce n’est pas pour autant qu’elle atteint l’orgasme de cette manière, car, on le sait, la femme est d’avantage clitoridienne que vaginale. Nos voisins l’ont bien compris et c’est pour cela qu’ils pratiquent plus des actes tels que la masturbation et la stimulation clitoridienne.

Pas d’inquiétude à avoir, la sexualité ne se réduit pas une quête de l’orgasme

Bon d’accord, il y a des positions plus favorables à la montée de l’orgasme, les femmes travaillent beaucoup, mais après tout, l’orgasme est-il un critère de qualité ? Cela veut-il dire que les françaises  ne savent pas faire l’amour ? La sexologue Catherine Blanc, interviewée par Nicolas Bégasse en 2015, commente ainsi l’ enquête de l’Ifop :

« Il ne faut pas s’arc-bouter sur l’envie de jouir […] Ce n’est pas parce que la voisine a des orgasmes que je suis censée en avoir aussi, on s’en fiche. […] De même qu’un homme n’a pas le même plaisir à chaque éjaculation, une femme ne peut pas être toujours au rendez-vous de cette fureur sexuelle[…] Si je suis consommatrice ou consommateur et que je vais aller le plus rapidement possible vers l’objet de mon excitation, je ne crée pas de relation, je ne me donne pas le temps de m’offrir à l’autre. Si je ne cherche qu’à atteindre un plaisir sexuel, je suis arc-boutée sur cette envie, or le plaisir c’est un mélange de stimulation et de l’interprétation de cette stimulation. »

Autrement dit, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Faire l’amour ne se réduit pas à trois positions bien enchaînées, quatre coups de hanches bien placés pour déclencher la jouissance chez la femme. L’orgasme féminin , mais aussi masculin, n’est surtout pas une obligation ni la finalité incontournable de la relation sexuelle. Qu’on se le dise, la sexualité n’est pas une quête de l’orgasme, l’amour tantrique en est d’ailleurs la plus belle illustration. La relation sexuelle, c’est la rencontre et l’expression corporelle du sentiment amoureux. Ce qui compte, avant  tout, c’est  l’union de deux corps amoureux qui se désirent.  Et même si ce désir ne débouche pas toujours sur l’acte sexuel, peu importe . Parfois, être simplement nus l’un contre l’autre, peau contre peau  et se caresser  constitue déjà un beau partage de sensualité à deux.

*Institut français d’opinion publique

Belle sensualité les amoureux !

 

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