Dis-moi si je m’approche de Arouna Lipschitz

5 janvier 2017
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Dis-moi si je m’approche, l’histoire du parcours d’une femme, Arouna Lipschitz, en quête de réconciliation avec l’amour. L’histoire d’une vie dans plusieurs vies, pour guérir, en finir avec ses blessures d’enfance et découvrir le Nouveau Jardin. Celui de notre libre arbitre, de nos choix assumés. Un nouveau Jardin qui nous permettrait de refermer définitivement la grille sur notre purgatoire, celui qui nous fait porter la culpabilité de la faute d’Adam et Eve. Le Nouveau Jardin où l’on accepte de donner, et surtout, de recevoir enfin l’amour.

Spiritualité et initiation sont les maîtres mots de cette histoire. Le chemin de la spiritualité et de l’initiation est long et difficile, particulièrement pour une femme moderne comme Arouna Lipschitz. Dans une société de séduction et de plaisirs faciles, les femmes sont conditionnées par la nécessité de plaire et sont sollicitées en permanence par le désir des hommes. Dans les années 1970, à l’époque des beatniks, du psychédélique, elle goûte joyeusement à la libération sexuelle . Elle multiplie les aventures, après s’être extirpée de relations amoureuses plus douloureuses qu’épanouissantes. Elle a fait l’expérience de l’amour malheureux, de la souffrance, des insatisfactions, des frustrations, de la lutte pour le pouvoir,  de la difficulté à communiquer vraiment, de sa résistance à l’engagement. Dis-moi si je m’approche est un livre le chemin de l’amour, avec ses sentiers obscurs, ses passages épineux, et parfois des éclats de lumière débusquant quelques évidences.

 

La rencontre avec le swami

Comment se libérer de ses débordements émotionnels, de l’invasion de ses pulsions sexuelles, de cette fatalité qui semble la conduire toujours vers un certain type d’homme ? Comment apprendre à dire non pour ne plus dire oui à tout, comme elle le dit un jour à son père, en acceptant son mariage arrangé ? Comment ne plus tout mélanger : « […] l’amour, le sexe, la tendresse, la passion, le besoin, le désir […] » ?

C’est juste après le bruit des sandales dans l’escalier que tout commence… Il entre dans la salle. Tout le monde s’immobilise. Il porte un tee-shirt orange et le sari masculin. Tatiana, qu’il renommera lui-même plus tard Arouna, vient de découvrir son maître spirituel – le swami V.

 

Sur le chemin spirituel

Il l’accompagnera sur son chemin, vers sa spiritualité et dans sa recherche. Tatiana, cette intellectuelle et universitaire qui manie les concepts et interroge les dessous cachés de la rhétorique s’oriente progressivement vers le yoga et finira par créer son propre centre. Rapidement, elle perçoit ses rencontres comme des signes, des oracles d’anges qui la guident imperceptiblement dans sa quête spirituelle, sa quête d’un « amour fondé sur le partage d’âmes, l’honnêteté et l’intimité. » Ne plus être dans l’amour romanesque, devenir elle-même, être capable d’aimer, de donner et de recevoir. Elle enseigne le yoga, la philosophie, la psychologie, l’astrologie et les traditions orientales. Elle apprend à se détacher du désir et de la séduction. Elle apprend à sublimer, à vaincre sa peur, à trouver estime et confiance en elle-même.

 

Elle approfondit la notion d’amour et confirme l’idée que l’amour entre un homme et une femme est possible.

 

Dans les années 1970, les milieux intellectuels regorgent de vitalité et le mouvement spirituel arrive en force de l’Orient. Elle suit les week-ends de méditation dirigés par le swami V. Elle suit parallèlement une analyse et poursuit ses nombreux questionnements : « Comment passer du moi narcissique au moi spirituel ? Dépasser le moi coincé dans les nœuds émotionnels et les tempêtes sexuelles ? » Sur le divan de son  psychanalyste, elle revit ses moments de naissance et, grâce à cela, elle prend de la distance par rapport à son désir de fusion, sa peur de l’abandon et son angoisse de la séparation.

Un matin, au cours d’une méditation qu’elle partage avec le swami V., elle reçoit un choc électrique qui la renvoit à des divinités hindoues : Brahma, Vishnu, Shiva, Rama et Krishna. Auprès d’un autre maître spirituel, maître O., elle approfondit la notion d’amour et confirme l’idée que l’amour entre un homme et une femme est possible. Pour cela, il faut être capable de recevoir l’amour de l’autre. Il suffit, en quelque sorte d’avoir le « même groupe sanguin spirituel… » Elle se dit à ce propos « On peut aimer quelqu’un sans retour, mais on ne peut être proche de lui sans qu’il ait assumé son propre désir de proximité, guéri sa peur de l’intimité. Sur le plan de l’âme aussi, il faut être deux pour un tango. »

Elle poursuit son initiation

Arouna poursuit son initiation. Sa spiritualité se développe et s’élargit à travers les congrès et les séances de méditation. Elle apprend à se concentrer sur sa conscience et à s’abandonner à la contemplation. « Il y a beaucoup de choses à contempler dans la nature…« , enseignait maître O., « …la plus puissante est le soleil. » Arouna confirme son adhésion à la réalité du karma, de la réincarnation et au monde invisible. Elle revoit le jour de sa naissance et l’ange qui lui parle. Il lui dit qu’il est temps d’oublier afin de poursuivre son voyage en humanité.

Jusqu’où son chemin spirituel la conduira ? A t-elle une mission à accomplir, un enseignement à apporter sur l’amour ? Réussira t-elle à s’approcher du Nouveau Jardin ?

« Dis-moi si je m’approche » de Arouna Lipschitz. Éditions Souffle d’or. Un livre à découvrir pour les amoureux de la spiritualité et de la recherche sur l’amour.

Bonne lecture les amoureux !

 

Arouna Lipschitz, Dis-moi si je m’approche, Éditions Souffle d’or

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