J’adore l’amour… J’aimerais bien le refaire un jour !

7 novembre 2017
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J’adore l’amour… J’aimerais bien le refaire un jour ! Une comédie de Bruno Chapelle et Marie-Aline Thomassin qui se joue depuis le 14 octobre dernier au théâtre Edgar à Paris. Comment trois célibataires, en quête d’amour, s’empêtrent dans un quiproquo, où rivalités, mensonges, tromperies, maladresses et incompréhensions se côtoient dans le rire et la bonne humeur.

J’adore l’amour… J’aimerais bien le refaire un jour ! Un titre très évocateur pour  une comédie pleine d’énergie. Dès les premières secondes, on est dans le feu de l’action ! Ce soir-là, Carole, la quarantaine passée, qui n’a pas fait l’amour depuis, disons… un petit moment, s’apprête à recevoir le bel Alberto avec qui elle compte bien rattraper le temps perdu dans une folle nuit endiablée.

Tout est déjà en place, les flûtes à champagne et les canapés au fromage. Dans sa petite robe à fleurs et ses escarpins à paillettes, fébrile et impatiente, elle attend, le feu au corps, le coup de sonnette libérateur.

Mais, entre son amie Julie, qui débarque éplorée parce qu’elle vient de se faire larguer par son dernier mec, et Georges, l’ex de Carole, qui vient récupérer à l’improviste sa carte du Country-club, plus rien ne se passe comme prévu. Voilà donc nos trois célibataires, réunis dans une soirée très turbulente et aux rebondissements improbables.

 

En manque d’amour

Trois éclopés de l’amour, prêts à tout pour en récupérer quelques morceaux. Au pire, un pc (plan cul), au mieux une histoire d’amour pas trop mal. Mai surtout, prêts à tout pour ne plus être seuls. Carole, la quadra dépassée qui en prend plein la figure, Julie, la blondinette trentenaire prête à tout pour se caser, et Georges, le mâle opportuniste qui ne comprend rien aux femmes… un trio bien malheureux en amour, pourtant bien décidé à le trouver, mais bien incapables de le garder… Et pour cause ! Si tous les trois ont tant de mal à faire durer l’amour c’est parce que tous les trois n’ont pas les bons outils.  Sauf pour s’exprimer reproches et insatisfactions, les couples décris dans la pièce ne se parlent pas.

 

Des moments de vérité, des éclairs de lucidité dans la confusion comique et pathétique des personnages.

 

Les histoires d’amour se suivent et se ressemblent. Les éternelles erreurs se reproduisent. Le moment grave de la pièce, c’est lorsque Georges, dans un moment d’authenticité, évoque sa vie de couple avec Carole :

« … C’est pour ça que je me suis barré. Parce que il n’y avait plus d’amour, plus d’efforts, plus d’envies, plus que du quotidien.  Du quotidien qui finissait par faire de nous des vieux, des jeunes vieux mais des vieux quand même. »

L’éternel quotidien…

Et Carole qui lui répond : « Pourquoi est-ce qu’on a toujours eu tant de mal à se parler ? »

Le fatal manque d’une vraie communication entre les amoureux… Des moments de vérité, des éclairs de lucidité dans la confusion comique et pathétique des personnages.

 

Et si on apprenait à aimer ?

J’adore l’amour… J’aimerais bien le refaire un jour ! Une pièce drôle sur fond pathétique qui raconte la complexité de la relation amoureuse. On en rit pour ne pas en pleurer. Rencontres, ruptures, désillusions…  des situations  très actuelles. Car malgré le déploiement des moyens de rencontres, entre les sites,  les applications et les réseaux sociaux, il y a toujours autant de célibataires ou de divorcés en France.

Rien ne sert de multiplier les possibilités de rencontres si l’on est incapable de développer l’amour et de vivre pleinement sa relation amoureuse. Peut-être devrions-nous, avant toute chose, apprendre à aimer.

Car, dans notre société consumériste, nous manions habilement et égoïstement, l’art du mensonge, de la fourberie, de la maladresse, de l’infidélité, mais très médiocrement, voire pitoyablement,  l’art d’aimer.

Des filles cruelles avec les mecs, des mecs machos avec les filles. Aïe, aïe, aïe, et l’amour dans tout ça ? Ma quale miseria !

 

Viendra ou viendra pas ?

Au fait, le bel italien, « très beau, très classe…Très sexy » Viendra t-il  faire redécouvrir les vertiges de l’amour à Carole ?

Le seul moyen pour le savoir, c’est d’aller voir « J’adore l’amour… J’aimerais bien le refaire un jour ! Cybèle VILLEMAGNE dans le rôle de la blondinette délaissée, Sandra DORSET dans le rôle de la quadragénaire en manque d’amour et Bruno CHAPELLE, également metteur en scène de la pièce,  dans le rôle de l’opportuniste à souhait . C’est bon de rire de nos défauts !

Un trio de comédiens talentueux,  sympathiques et complices, qui vous maintiendront les zygomatiques en éveil pendant une bonne heure et vingt minutes. Quand on sait qu’un bon fou rire équivaudrait  à une séance de yoga, ça vaut le coup non ?

A vos strapontins les amoureux !

 

 

 

 

Pour aller voir la pièce

J’adore l’amour… J’aimerais bien le refaire un jour !

Une comédie de Bruno CHAPELLE & Marie-Aline THOMASSIN

Mise en scène de Bruno CHAPELLE

Avec Pascale MICHAUD  ou Cybèle VILLEMAGNE, Marie-Aline THOMASSIN ou Sandra DORSET, Olivier YÉNI ou Bruno CHAPELLE

A partir du 14 octobre 2017

Au Théâtre Edgar, 58 boulevard Edgar Quinet – 75014 Paris – M° Edgar Quinet – Montparnasse

Les SAMEDI à 17H et les DIMANCHE et LUNDI à 20H

LOCATION : 01 42 79 97 97

www.theatre-edgar.com

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