2019… Vers quelle humanité ?

2 janvier 2019
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2019, une année de plus dans l’histoire de l’humanité. En ces temps de stress quotidien, de changements et d’incertitudes dans le monde du travail et de l’avenir en général, il est plus que jamais nécessaire de se rapprocher les uns des autres et de développer notre sens du dialogue et de la solidarité. L’altruisme et l’amour sont, sans doute, les valeurs les plus salutaires à développer en nous, pour tenter de résoudre les dilemmes majeurs de notre époque.

2019 est une année nouvelle. Elle se fera avec nos envies, nos talents, nos motivations et nos décisions. L’avenir est entre les mains de chacun et chacune d’entre nous. L’avenir nous appartient ! Nous toutes et nous tous participons à la vie sur cette planète et nous en sommes toutes et tous responsables ! C’est pour cela qu’il est important de penser la vie le plus positivement possible.

Mais, Il ne s’agit pas de se conforter dans un optimisme béat et stérile en se disant que « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Cette pensée parfumée à l’eau de rose ne fait que traduire le fait que l’on remet notre destin entre les mains d’un hypothétique autre, qui aura en charge le talent et le courage de nous sauver à notre place.

 

Pour 2019, prenons notre vie en main

Personne ne peut vivre et assumer notre vie à notre place. Et l’autre n’est pas plus responsable que nous-mêmes des désordres de notre vie et de la vie dans le monde. À nous de libérer nos forces intérieures et nos volontés personnelles pour que tout aille mieux. Même si nous avons appris à accepter les idées d’injustice et d’inégalités entre les êtres humains, nous avons le pouvoir et le droit de les remettre en question, car ce n’est pas forcément comme cela que nous devons vivre ensemble ! Même si dans notre vie de couple nous traversons une crise difficile, ce n’est pas une fatalité, et nous avons le pouvoir d’y remédier.

Prendre notre vie en main, écouter nos vrais besoins, observer avec lucidité nos forces et nos faiblesses, s’interroger sur notre place dans la vie et notre relation avec l’autre… Autant de démarches qui nous poussent à mieux comprendre notre réalité. Suis-je entièrement responsable et engagé(e) dans le devenir de ma vie ? Est-ce cela que je veux pour moi ? Ce mode de vie est-il équitable et bénéfique ? Ces  idées sont-elles justes ? En réalisant cet effort d’introspection, nous nous plaçons face à nos responsabilités. Nous devenons acteur(trice), à part entière, de notre existence dans ce monde. Cela nous permet de construire nos valeurs essentielles et nous dirige vers les décisions éclairées qui  donneront sens à notre vie. Un challenge pour 2019 ?

 

Dépasser l’individualisme pour déployer la part d’altruisme qui est en nous.

 

L’être humain a besoin de se réaliser et d’être reconnu dans son intégrité profonde. Il s’épanouit dans un juste équilibre entre sa capacité de donner et de recevoir. Il a besoin d’amour et d’authenticité. Il sait intuitivement distinguer ce qui est bon ou mauvais pour lui. L’être humain a besoin d’aimer et d’être aimé sincèrement. Il aime vivre et partager avec les autres. Chacun (une) d’entre nous a besoin de l’autre pour connaître une vie chaleureuse, rassurante et complète.

Bien sûr, depuis longtemps déjà, nous sommes habitués à vivre dans une logique de concurrence et de compétition les uns contre les autres. Les « Grands puissants » de notre monde ont bien compris l’intérêt du vieil adage « Diviser pour mieux régner ». Cultiver l’amour de soi et de l’autre, la compassion et la bienveillance ne sont donc pas des intentions faciles à pratiquer. Elles requièrent une aptitude à s’observer soi et les autres, à prendre le recul nécessaire, à se déconditionner de nos mécanismes d’être et de penser, à avoir le courage de vivre autrement, à changer la haine en amour.

 

Pour 2019, développons le bien-vivre ensemble

C’est donc un véritable retournement qu’il s’agit de réaliser : dépasser l’individualisme pour déployer la part d’altruisme qui est en nous. L’altruisme ne signifie pas sacrifice de soi pour l’autre. Car tous les psychologues, coachs et thérapeutes s’accordent à penser qu’il est impossible d’aimer l’autre si l’on ne s’aime pas, avant tout, soi-même. Il signifie donc davantage la capacité de bien vivre ensemble.

À cette évocation, l’on ne peut s’empêcher de penser à tout ce qui reste encore à réaliser pour le bien-vivre ensemble. C’est le cas dans la sphère privée mais également dans la sphère publique.

 

La femme, toujours pas l’égale de l’homme

  • Pourquoi y a-t-il encore un écart moyen d’environ 25% au détriment des femmes dans les salaires ?
  • Pourquoi les femmes sont-elles encore sous-représentées dans les postes de direction ?
  • Pourquoi ne les encourage t-on pas davantage à choisir, autant que les hommes, des filières du numérique, d’ingénieurs, de sciences fondamentales et applications ?
  • Pourquoi sont-elles encore victimes d’injures à caractères sexiste ?
  • Pourquoi les trois quarts des tâches domestiques sont-elles encore assumées par la femme dans la vie quotidienne ? 72% des femmes sont concernées. La répartition des tâches ménagères est une des causes principales des disputes au sein du couple.

Comment envisager l’égalité et la bienveillance  au sein du couple avec de tels écarts et une si grande confusion dans la conception du vivre-ensemble ?

On ne s’étonnera pas alors de l’immense difficulté de vivre à deux. Une enquête de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) révèle qu’en 2015, 44,7% des couples qui se sont dit « Oui » officiellement, ont fini par un divorce. Un chiffre à nouveau parti à la hausse alors qu’il semblait amorcer une baisse en 2013 (44,2%) et en 2014 ( 44,1%).

La dissolution des Pacs (Pactes civils de solidarité) est tout aussi importante : sur 191 558 déclarations de Pacs en 2016, on enregistre 80 731 dissolutions.

 

Pour 2019, ouvrons les bras plutôt que serrer les poings

Les chiffres parlent aussi d’eux-mêmes lorsqu’il s’agit du fléau des violences conjugales !

Dans son «Enquête cadre de vie et sécurité » réalisée sur la période de 2012-2017, l’ INSEE-ONRDP-SSMSI* compte au cours de l’année précédent l’enquête :

225 000 femmes victimes de violences conjugales : 195 000 violences physiques et 62 000 violences sexuelles (42 000 viols ou tentatives de viol) par conjoint ou ex-conjoint.

Du côté des hommes, la même année, 84 000 ont été victimes de violences physiques dans leur vie de couple : 82 000 violences physiques et 4 000 violences sexuelles (viols ou tentatives de viol).

 

Il suffirait d’avoir le courage de dire non, tous ensemble, à tous ces mauvais choix qui maltraitent la vie et notre planète

 

Et pourtant nous nous aimons… Certains sont même capables de vivre heureux et durablement en couple. Car, il y a en nous tous, cette énergie de l’amour qui vibre et qui flamboie ! Mais, trop souvent hélas, nous ne lui reconnaissons pas la liberté de s’exprimer. Nous ne nous autorisons pas à être heureux. Notre éducation, notre culture nous apprend qu’il faut souffrir pour être heureux. De cette manière, nous ne le sommes jamais vraiment. Car en nous se forge un égo exigeant, intransigeant, plein de jugements, d’idées toutes faites, forçant à l’hypocrisie, aux malentendus et aux faux-semblants.

Il suffirait de choisir l’amour et l’altruisme, de le laisser briller en nous, pour créer une vie nouvelle. Il suffirait d’avoir le courage de dire non, tous ensemble, à tous ces mauvais choix qui maltraitent la vie et notre planète.

 

Quelles priorités pour 2019 ?

Pourquoi le ministère des Armées gagne-t-il sur tous les tableaux avec 1,7 milliard d’euros supplémentaires et 450 emplois créés au budget 2019 en France ? Pourquoi les vraies augmentations ne vont-elles pas à la Recherche, à la Santé, à l’Emploi, à l’Éducation, à la Transition écologique ?  Le budget en hausse de 850 millions d’euros  octroyé au ministère de l’Éducation nationale à sa contrepartie :  Suppression de 3 600 emplois dans les collèges, lycées et services administratifs.

Idem pour le ministère de la Transition écologique et solidaire qui bénéficie d’une augmentation de 3,1% à 34,2 milliards d’euros, mais qui voit ses effectifs diminuer de 2%.

Et pendant ce temps-là, dans la France de 2019, la pollution des cours d’eau par les nitrates reste au même taux, et la pollution de l’air dépasse toujours, régulièrement, les seuils réglementaires…

 

Écouter notre cœur 

Quelles sont les vraies priorités ? Notre bon sens nous le souffle quotidiennement à l’oreille. Il suffirait de l’écouter – d’oser le suivre. Écouter notre cœur plutôt que notre égo, avancer pour offrir le meilleur à notre humanité, à notre planète, à notre univers. L’amour et l’altruisme sont, sans doute, les meilleurs atouts pour changer et construire cet avenir ouvert sur de nouveaux possibles. Ensemble, dès cette nouvelle année 2019, cultivons l’amour et l’altruisme.

Belle année 2019 !

 

*INSEE-ONRDP-SSMSI Institut national de la statistique et des études économiques – Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales – Service statistique ministériel de la sécurité intérieure

 

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