Arouna Lipschitz et La nostalgie de l’ailleurs

7 février 2017
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Arouna la philosophe, la chercheuse en psychanalyse, la productrice, la réalisatrice, Arouna la femme à la robe orange… Quoiqu’elle fasse, quoiqu’elle ait fait, un seul et unique fil conduit ses pas : l’amour. C’est comme un astre qui brille dans sa vie, une lumière qui éclaire sa route. A travers son école en ligne et le film qu’elle prépare, Arouna nous parle de l’amour.

Arouna est née avec le questionnement de l’amour. Comme tout le monde elle n’a pas trouvé le bon chemin tout de suite. Ça commence dès la naissance dit-elle « On quitte un monde d’amour » avec des références qui appartiennent à notre histoire pour se retrouver face à d’autres histoires avec des références qui ne ressemblent pas aux nôtres. La difficulté vient de là poursuit-elle « Je suis née avec l’amour et en même temps avec la déception. »

 

Ses chocs, ses révélations

Entre quête et déception, l’amour est un chemin difficile, il  ne se révèle que par un « état de conscience », une décision. Mais, avant toute chose, il faut se nettoyer de la nostalgie de l’ailleurs. Il faut se délester de nos idées toutes faites.  Oublier le cliché de l’amour parfait, cet amour incarné dans un être idéal qui nous donne tout. Il faut se dégager de la croyance que l’autre va nous combler et nous apporter tout ce qui nous manque. Ce qui nous manque vient d’un ailleurs irremplaçable, inimitable. Ce qui nous reste maintenant c’est nous-même. Nous sommes désormais dans ce face à face de soi avec soi. A nous d’en faire quelque chose qui nous ressemble. Ce que nous voulons, ce que nous décidons, personne ne peut le faire à notre place.

 

Comment devenir un bon amoureux ?

Nous sommes notre propre archéologue. C’est avec notre pelle et notre pioche que nous devons creuser en nous pour aller à la rencontre de notre être complexe. En cherchant au plus profond de nous, nous pratiquons l’archéologie de l’amour. Nous comprenons mieux ce qui nous a trompé dans notre histoire personnelle, nous découvrons les vestiges de nos grandes illusions. Creuser au fond de nous permet de trouver l’amour en soi sans attendre qu’il vienne de l’extérieur. Creuser en soi, c’est découvrir un nouveau monde, c’est extraire l’amoureux que nous voulons devenir.

Pour devenir un bon amoureux, Arouna explique qu’il y a des préliminaires à respecter, 3 étapes essentielles car « Sans ce premier travail sur soi, la vie amoureuse s’annonce très difficile. »

Accepter la vie

Être un amoureux c’est d’abord être amoureux de la vie, ensuite être amoureux de soi, explique Arouna. Accepter la vie c’est « dire un oui radical à sa naissance. » Accepter la vie, c’est renoncer à accuser les autres, en commençant par ses parents. On ne peut devenir un bon amoureux si l’on est dans un processus perpétuel du rejet de la faute sur les autres.

S’aimer soi 

Être capable d’aimer c’est d’abord être capable de s’aimer soi-même « Si on ne se croit pas aimable, pourquoi est-ce qu’on nous aimerait ? C’est la part qui revient au développement personnel…si on ne travaille pas à se nettoyer de la haine de soi, du moi haïssable, du manque d’estime de soi, du manque de valeur de soi, du manque de confiance en soi, du manque d’amour de soi. »

Accepter les différences

Il faut apprendre à accepter l’autre, ce qu’il est fondamentalement, l’accepter bien qu’il ne nous ressemble pas.

« Il faut avoir la conscience d’altérité, que l’autre est différent et étranger à jamais. Comment espérer être un grand amoureux si l’autre n’est même pas ma sœur ou mon frère en humanité ? »

 

La boîte à outils d’Arouna : son école en ligne

Arouna parle de ses révélations : « l’amour c’est un état de conscience, c’est pas la peine d’aller la chercher chez les autres. L’état de conscience d’amour c’est une affaire intérieure. Cette conscience ne garantit pas la compétence relationnelle. Le vrai problème ce n’est pas l’amour, c’est d’être amoureux. Être amoureux, c’est un choix philosophique. »

A qui s’adressent les cours de la voie de l’amoureux ?

« Les cours s’adressent à ceux  qui veulent incarner l’amour, qui s’engagent à  trouver l’amour en eux-mêmes et qui veulent le traduire au quotidien en conjuguant le verbe aimer tous les jours sous toutes ses formes et ses coutures […] Cette école c’est ma boîte à outils. La boîte à outils ne suffit pas, il faut avant tout travailler en profondeur sur soi. La boîte à outils aide mais ne soigne pas. Notre pensée philosophique travaille le fond . Il n’en reste pas moins qu’on a besoin d’outils, d’étapes, de repères. J’ai refait ma propre carte du tendre avec mes 52 cartes et maintenant 52 vidéos qui vont avec sur l’école en ligne pour pratiquer. »

Ces cours peuvent-ils aider un couple en difficulté ou qui traverse une crise ?

« Les 52 vidéos, je les ai faites parce que je parle avec des gens qui viennent avec leurs problèmes, qui partent de loin, qui ont vécu des choses vraiment difficiles. Je ne suis pas thérapeute, je leur demande très souvent de compléter avec des thérapies.

Les cours peuvent aider un couple qui traverse une crise dans la mesure où chacun d’eux travaille. Une crise c’est une opportunité de grandir…un couple durable c’est un couple qui grandit tous les jours…mes clés ne sont pas des recettes, il faut vouloir creuser en soi […]  plus on va en soi, plus il y a de la place pour l’autre et plus le couple peut grandir, c’est un paradoxe parce qu’on croit que c’est égoïste de s’occuper de soi, de s’aimer soi. Quand ça devient vraiment un travail intérieur…on a tout ça comme parfum à donner et à découvrir chaque fois chez l’autre. »

 

« Le grand amour existe, il est à la disposition de l’être humain, l’amour durable existe »

 

« Dans une relation amoureuse, il faut cultiver l’envie d’avoir envie. Il faut être responsable même de son éros, de sa pulsion amoureuse, il faut l’entretenir, il faut la cultiver… Tout peut aider comme outil mais le terrain c’est à nous de le cultiver […] Si tous les deux grandissent c’est une surprise permanente, ça c’est l’antidote de la routine et qui permet le couple durable, non monotone […] L’amour inconditionnel je n’y crois pas dans les couples, c’est conditionnel, il faut de la réciprocité. Le grand amour existe, il est à la disposition de l’être humain, l’amour durable existe, un amour durable non monotone mais il faut investir, il faut s’investir en soi…le seul problème c’est qu’il faut un partenaire en affinité de quête. »

Comment améliorer la communication entre l’homme et la femme ?

« Il y a cette différence socio-historique, le masculin est lié à l’action, le féminin est lié à la relation…la seule manière de s’en sortir, pour moi, c’est que l’homme accepte son féminin et la femme son masculin. Tant que cette acceptation à notre double polarité n’est pas acceptée par chacun,  la différence sera d’autant plus séparante. Pourquoi la femme ne développerait pas sa capacité d’action et pourquoi l’homme n’accepterait sa curiosité pour la relation, sa compétence relationnelle ? La femme doit développer un côté masculin positif. Soit elle est en rivalité avec le masculin, soit elle reproduit le même masculin…et pareil pour le féminin.   Il faut être très prudents sur nos neurones miroirs. Quand la femme va accepter le masculin il faut qu’elle fasse un peu de thérapie pour être sûre qu’elle n’est pas en train de reproduire le masculin qui la dominée. »

Quels sont les risques pour les hommes ?

« Ils reproduiraient une mère envahissante, abusive, manipulatrice…plein d’archétypes comme ça à surveiller[…] La grille de lecture que je propose a fait ses preuves depuis plus de vingt ans : passif-agressif et doux- tyran, c’est une grille de lecture formidable pour travailler sur son féminin-masculin. Très bonne grille de lecture pour travailler sur le masculin négatif et le féminin négatif et les transformer. »

Devenir un bon amoureux est donc un long parcours qui nécessite un vrai travail sur soi. Dire oui à sa naissance, accepter la vie, s’aimer soi pour être aimable et aimer l’autre, creuser en soi pour grandir avec l’autre, c’est avancer pas à  pas, c’est prendre conscience qu’aimer ça s’apprend, c’est s’engager dans un cursus d’amoureux.

« Tomber amoureux ne garantit pas l’amour […] Apprendre à aimer, ce n’est pas facile, c’est exigeant, on est au tout début d’une humanité qui commence à l’apprendre. »

L’enseignement de l’amour est en marche, c’est peut-être un grand premier pas dans l’aventure d’une autre l’humanité. Une humanité consciente et amoureuse commencerait à naître ?

 

Encadré entête

Les fondamentaux à consulter sur l’école en ligne :

« Il faut être discipliné, avoir l’esprit étudiant. »

  • 52 vidéos pour vivre l’amour : ce sont des cours approfondis sur la relation : les ruptures, l’engagement, la peur de l’engagement.
  • Guérir de la nostalgie de l’ailleurs
  • La danse du masculin-féminin
  • Le travail sur la haine de soi et les blessures narcissiques
  • APR : abondance, prospérité, richesse
  • La valeur thérapie : Changer de valeur ou changer de vie.
  • Travail sur les saisons : il faut vivre en harmonie avec l’énergie du moment.

Bon à savoir : L’école applique un tarif solidaire.

la voie de l’amoureux, le site : https://lavoiedelamoureux.com

 

 

La voie de l’amoureux,
Arouna LIPSCHITZ

Dis-moi si je m’approche,
Arouna LIPSCHITZ

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