Ronsard, un poète amoureux et un « martien » averti

22 juin 2016
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Ronsard a fait l’éloge de l’amour  dans ses poésies dédiées à trois femmes, Cassandre Salviati,  fille de Bernardo Salviati, un des banquiers de François Ier, Marie  parfois appelée Marie Dupin,  jeune fille de condition modeste et  Hélène de Surgères, une jeune suivante de Catherine de Médicis. Il les célèbre à travers des recueils de poèmes dans lesquels il exprime à la fois ses sentiments et la fuite du temps.

Ronsard est tour à tour, amoureux passionné, tendre ou sensuel. A travers ses poèmes, il exprime cette multitude d’états de l’amour et loue la grâce, la beauté éphémère et l’urgence de vivre. Il a compris qu’on prend les femmes en leur parlant d’elles.

Il a compris qu’on prend les femmes en leur parlant d’elles.

Un martien averti.

« Épicurien, et avant tout poète de l’Amour, Ronsard a compris que les femmes consacrent la renommée des poètes, et qu’on les prend en leur parlant des choses qu’elles aiment, en leur parlant d’elles, surtout. Ronsard a voulu être le poète des tendres aveux, des joyeux et souriants propos. » M.Amadou Bal BA

Le dernier amour du poète

Un jour, alors qu’il assistait à un office religieux pour célébrer ses retrouvailles avec le roi, Ronsard tombe en pâmoison devant le charme fascinant d’une belle jeune fille brune, Hélène de Fonseque, baronne de Surgères. Cette charentaise de 25 ans, amoureuse des lettres, ne répondra jamais à ses avances.

Amoureux transi, le poète immortalisa la belle, angélique et chaste Hélène dans le plus célèbre de ses poèmes . C est à la fois une invitation à l’amour et un ardent appel à vivre le présent.

Une quête, somme toute, très actuelle…

Bonne lecture les amoureux !

 

Sonnet à Hélène

Ronsard

Pierre de RONSARD (1524,1585)

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serais sous la terre, et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Les Amours de Ronsard de Véronique Denizot

Les plus belles poésies de Pierre de Ronsard

 

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