La peur, un obstacle majeur dans l’amour

6 mai 2017
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La peur. Comment un mécanisme de survie peut-il devenir une arme fatale contre l’amour ? Peur de tomber amoureux(se), de ne plus être soi-même, de faire le mauvais choix ou de ne pas être à la hauteur. Peut-on  sortir de la philophobie  ?

La peur, une arme utilisée par certains pour ne pas s’engager dans une histoire d’amour. La peur de l’amour, ou philophobie, est un mécanisme qui s’active au fil de la relation amoureuse. Il constitue un obstacle majeur dans la construction du couple. Par crainte de trop aimer et d’en souffrir, on se protège en éloignant l’autre. Par des pensées négatives, on s’interdit de vivre pleinement sa relation amoureuse.  C’est la levée des boucliers. Plutôt que de se laisser gagner par un sentiment amoureux qui risquerait de nous déstabiliser, on préfère s’isoler dans une froideur confortable. On ne montre qu’une partie de soi, on ne partage pas les choses de manière profonde et authentique. On ne s’investit pas vraiment. Chaque moment est vécu dans la demi-teinte. Tout se passe comme si une méfiance souterraine patrouillait en permanence dans le couple. Inutile de dire que dans ces conditions, rien ne peut se construire. C’est ce qu’on appelle l’auto sabotage. On développe un ensemble de comportements qui nous empêchent d’approfondir notre relation. Pour alimenter notre phobie de l’amour, les idées ne manquent pas. Chacune est une porte qui se ferme sur notre capacité d’aimer.

 

Portrait robot de la philophobie

La philophobie se manifeste notamment par des critiques systématiques de l’autre à qui l’on attribue tous les défauts de la terre. Ces mêmes défauts sont d’ailleurs utilisés pour justifier l’impérieuse nécessité de rompre. On la retrouve également chez ceux qui s’amourachent de personnes avec qui ils n’ont aucune affinité. Histoire d’être sûr que l’amour est impossible. La peur de l’amour se cache aussi dans les nombreuses disputes déclenchées par le partenaire qui en souffre. La jalousie, par exemple, est utilisée pour conduire l’autre à mettre un terme à la relation. Dans un autre registre, la fuite est une caractéristique très fréquente de la philophobie. Dès que l’on sent l’autre se rapprocher, on marque nos distances : moins de SMS et d’appels téléphoniques, moins de moments passés ensemble, moins de connivence.

 

Ces peurs, souvent démesurées et inconscientes, sont autant de remparts à notre capacité d’aimer.

 

Pourquoi l’amour fait-il si peur ? Certains vivent dans l’anxiété d’être abandonnés. Soit parce qu’ils ont vécu le rejet  ou l’exclusion dans leur enfance, soit parce qu’ils ont rencontré des expériences amoureuses négatives voire traumatisantes. D’autres ont peur d’être absorbés par les demandes de leur partenaire. Ils envisagent la relation comme une multitude d’attentes à satisfaire. Cela peut être aussi la peur d’être déçu ou de décevoir soi-même. Beaucoup vivent dans les illusions de la perfection : un être parfait dans un amour parfait. Pour cette raison, il est difficile d’accepter l’idée que l’amour puisse faire souffrir. On ne prend pas le risque de s’engager dans une relation susceptible de nous renvoyer douleurs et frustrations. En gardant ses distances, on se protège notamment de la souffrance d’une éventuelle rupture.

D’autres encore ont peur de se retrouver limités, contrôlés, possédés par l’autre et d’y perdre leur autonomie, leur liberté et même leur force intérieure. Ces peurs, souvent démesurées et inconscientes, sont autant de remparts à notre capacité d’aimer. Elles nous interdisent d’être heureux et de nous épanouir dans une relation sentimentale. Au final, elles nous renvoient à une autre forme de douleur : cette vague idée que nous ne sommes pas faits pour l’amour et qu’il ne peut  pas exister. On finit par se soumettre à cette fatale réalité. « Tel est notre destin, jamais nous ne vivrons le véritable amour. Le profond, l’authentique. Jamais nous ne connaîtrons la divine complicité avec l’autre, le divin relâchement. » Car pour aimer, il faut accepter de s’abandonner. On ne peut vraiment toucher l’autre que si on se dévoile complètement.

 

Comment s’autoriser à aimer vraiment ?

D’abord, il faut se reconnaître dans cette description et avoir envie de vivre différemment l’amour. Se reconnaître, c’est déjà prendre conscience. Ensuite, il faut accepter la réalité de cette peur et verbaliser toutes les conséquences qu’elle engendre dans notre relation amoureuse. Il est bien sûr possible de se faire aider par un thérapeute. Différentes techniques existent : la programmation neuro-linguistique, l’hypnothérapie, etc. Le praticien professionnel propose la mieux adaptée à chaque cas. Il aide la personne à remonter aux origines de cette phobie et à modifier ses pensées dysfonctionnelles. Si la personne est motivée, quelques mois peuvent suffire pour enrayer ce mécanisme.

Le tantra, par sa démarche spirituelle, propose aussi une aide pour se délester de ses peurs et retrouver l’amour perdu.

♥♥♥

Peur de l’abandon, peur de se perdre dans un amour trop fort, peur ne pas satisfaire l’autre, convaincu de ne pas être aimable ou que l’amour n’existe pas… Autant de boucliers contre un élément majeur à l’élaboration du bonheur : l’amour.

Belle construction à deux les amoureux !

 

 

 

 

 

 

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